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La Convention pour la 6ème République se joint à l’action judiciaire

« Les Républicains » : une usurpation inacceptable

 

Le Conseil d’Administration de la Convention pour la 6° République (C6R) a décidé ce jour à l’unanimité que celle-ci se joindra à l’action engagée en justice dans le but d’empêcher qu’un parti politique en  France, en l’occurrence l’UMP, s’approprie de manière déloyale, exclusive et illicite les termes de « Les Républicains » pour sa dénomination sociale et pour ses signes distinctifs; et ce à l’encontre des autres partis républicains, des associations qui défendent les valeurs de la République et des citoyens républicains qui ne sont pas membres de l’UMP.

 

La C6R interviendra donc volontairement aux cotés, à ce jour, des 107 citoyens français, du Mouvement Républicain et Citoyen, de la Fédération des Elus Socialistes et Républicains et de Génération République dans l’action judiciaire engagée.

 

Le mot de « républicain » est un terme générique chargé d’un sens symbolique particulier en France dont l’histoire politique est très différente de celle des Etats-Unis. Des générations passées se sont battues pour que le régime républicain advienne, revive et se maintienne en France. Il existe dans ce pays des républicains de gauche, de droite ou du centre qui donnent vie à la démocratie. Aucun parti politique ne peut s’accaparer et privatiser ce terme en le réservant tout seul dans sa dénomination sociale ou à titre de marques afin de prétendre renvoyer les autres partis et les autres Français dans un camp prétendument « a ou anti-républicain ».

 

La C6R est une organisation non gouvernementale et extra-partisane dont le but social est de « rassembler les citoyens convaincus de la nécessité de fonder sans attendre une République nouvelle. (…) L’action de la C6R s’inscrit dans le cadre institutionnel de la République. » (Titre I, art. 1 de ses statuts).

 

Elle est donc recevable et fondée à exiger que le nom de «République » et de « Républicain » ou de « Les Républicains » demeure dans le domaine public comme un bien commun à tous les Français, quelle que soit leur position sur le régime constitutionnel qui définit ces notions.

 

En conséquence elle appelle ses adhérents et sympathisants, mais aussi les citoyens de toutes opinions de gauche comme de droite à soutenir les actions contentieuses et civiques engagées contre cette tentative d’une usurpation inacceptable.

 

Le 17 mai 2015 à 19h.